L’actualité politique de ce début de mois de juillet est surtout animée des soubresauts de la crise provoquée par le cdH et le PS.
Petit à petit, les Belges partent en ou pensent aux vacances ou au Tour de France, et c’est bien légitime. Profitez-en tou(te)s bien pour vous ressourcer.
Pendant ce temps, la commission d’enquête #Kazakhgate poursuit son travail. A un rythme infernal imposé par la majorité. Toutes les auditions doivent être terminées pour le 21 juillet… et nous recevrons donc Didier Reynders, acteur politique central du dossier, ce vendredi 14 juillet à partir de 14h. La volonté de la majorité est de passer rapidement à autre chose et de tenter de tirer la couverture sur cette Affaire d’État(s).
Mais évidemment, nous ne lâchons par le morceau, entre témoignages franchement utiles, demi-vérités, refus de parler (ou de se présenter devant la Commission, comme Pathok Chodiev, celui qui m’assigne en Justice) et trous de mémoire opportuns de nos interlocuteurs.
Hier, la Commission d’enquête recevait Armand De Decker, le toujours député bruxellois et désormais ex-bourgmestre d’Uccle, acteur central du dossier. Comme on pouvait s’y attendre, s’il était présent devant la Commission, celui-ci a choisi la fuite plutôt que l’explication franche. Un peu plus de 5 minutes d’un exposé relu par ses avocats et un refus de répondre à quelque question que ce soit. Prétendant une intervention uniquement en tant qu’avocat dans le dossier. Négligeant de s’expliquer sur ses visites à Paris, au domicile et au Cabinet du Ministre de la Justice de l’époque, sur la rémunération plantureuse dans le dossier. Une fuite de ses responsabilités. Et un fameux aveu de culpabilité.
Politiquement, son cas est clair et il est incompréhensible qu’il continue de bénéficier du soutien, ne serait-ce que du bout des lèvres, de son parti. Nous l’avons dit depuis des mois.
Judiciairement, c’est au Parquet de Mons de poursuivre et de faire aboutir l’instruction (enfin) ouverte il y a quelques semaines et à établir les faits de trafic d’influence.
Quant à notre commission, pour autant que l’ensemble des membres s’y accordent, son rôle est donc d’établir les responsabilités politiques et de clarifier les circonstances de l’adoption de la Loi et de l’application de la Transaction Pénale. Et puis, surtout, d’émettre des recommandations pour que, demain, de tels faits ne puissent plus se produire et que notre État soit plus efficace dans la lutte contre la criminalité financière. Ce sera le travail de la rentrée et il ne sera pas moins ardu. On ne lâche rien !

Vous pouvez aussi visionner ma réaction au micro de la RTBF via ce lien.

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