Dans l’attente des tableaux budgétaires que le Gouvernement doit présenter au Parlement ce jeudi, les écologistes livrent une première analyse des budgets 2018 et 2019, recherchant désespérément une quelconque trace de justice sociale et de vision écologique.

« Hormis l’annonce d’une baisse de l’impôt des PME, les décisions budgétaires annoncées ce matin par le Gouvernement sont du même tonneau que les précédentes, conduisant à une Belgique toujours plus inégalitaire, pas beaucoup plus fringante sur le plan économique et certainement pas à la pointe des enjeux écologiques pourtant urgents », analyse Georges Gilkinet, député fédéral.

La majorité fédérale tente de faire croire à un nouvel exercice budgétaire sans douleur et à des réformes « neutres d’un point de vue budgétaire », mais les résultats antérieurs, par exemple en matière de lutte contre la fraude fiscale ou d’effets retour sur le plan économique, ne plaident pas en faveur du Gouvernement Michel. Pas plus que les contributions successives réclamées à notre système de sécurité sociale, qui ne pourront que le rendre moins performant et moins juste.

« Les écologistes appellent de leurs vœux des mesures en faveur des PME, mais comment cette réduction de l’Isoc sera-t-elle financée, sinon par des nouvelles mesures qui toucheront les entreprises elles-mêmes ? Les écologistes réclament une fiscalité plus juste, notamment via une contribution plus importante des revenus des capitaux et une lutte beaucoup plus efficace contre la fraude, mais on n’en trouve que des traces très timides dans l’épure budgétaire fédérale ! Et quant aux enjeux écologiques, ils sont à nouveau les tout grands absents de ce budget : nulle trace d’une remise en cause du système des voitures de sociétés, malgré les recommandations européennes, ou de nouveaux investissements pour répondre aux enjeux climatiques et environnementaux. Décidément, ce gouvernement fédéral a les yeux tournés vers le passé plutôt que vers le futur. Et ce n’est pas le détour par Tommorrow Land qui parviendra pas à l’inscrire en phase avec son époque ! », conclut Georges Gilkinet.

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