De façon très régulière, Ecolo s’inquiète de la sécurité autour des sites nucléaires et de l’impact pour la population de la proximité de ces sites, notamment de celui de l’Institut des Radio-Eléments (IRE), dans une zone densément peuplées, à proximité directe des communes de Fleurus, Farciennes mais aussi de Sambreville. Suite au rejet accidentel dans l’atmosphère de gaz radioactif (Iode 131) en août 2008, Ecolo a obtenu le principe d’un suivi de la santé des riverains des sites nucléaires, dont de nouveaux résultats viennent d’être publiés.

« Les résultats de cette étude épidémiologique, communiqués ce jeudi par l’Institut de Santé Publique, confirment malheureusement nos craintes et les résultats antérieurs, avec une prévalence supplémentaire de 8 % de cancers de la thyroïde dans un rayon de 20 kilomètres autour du site de l’IRE, en territoire hennuyer mais également namurois. Cela doit conduire le Gouvernement fédéral à agir sans délai sur les causes de ces cancers », explique Georges Gilkinet, député fédéral.

Les députés écologistes ont d’ores et déjà demandé que l’étude leur soit communiquée et fasse l’objet d’une présentation devant la Commission Santé de la Chambre. Sur cette base, des mesures supplémentaires devront être décidées, tant en matière de surveillance de la santé, de sécurisation des sites concernés que d’accompagnement des familles touchées.

« Toute la transparence doit être assurée, mais toutes les études du monde ne changeront rien s’il n’y a pas une réelle volonté de meilleure prise en compte du risque. Face au danger nucléaire, on ne peut transiger. Des mesures de précaution supplémentaires doivent être prises, pour diminuer encore et contrôler plus sévèrement les relâchements de gaz nucléaire. Il faut également travailler sur les causes et réduire les incidents en matière nucléaire. En outre, il est à présent nécessaire d’envisager un suivi particulier des personnes malades voire un dédommagement de leur famille. C’est ce que nous réclamerons à la Ministre de la Santé et au Ministre de l’Intérieur », conclut Georges Gilkinet.

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