L’accord de majorité fédérale de 2014 prévoyait « le relèvement progressif des allocations sociales minimales et de l’aide sociale au niveau du seuil de pauvreté européen ». Jusqu’ici, on n’a pas vu grand-chose. Tout au contraire, la majorité fédérale a multiplié les décisions qui frappent les plus faibles et augmente les situations de risque de pauvreté. Ce dimanche, la Secrétaire d’État Zuhal Demir a jeté le masque, en expliquant qu’il faudra renoncer à cette ambition sous cette législature. Pour Ecolo, elle montre là le vrai visage de la majorité fédérale, une coalition qui se désintéresse de la justice sociale et augmente les inégalités et la misère.

« Les milliards d’économie linéaire imposées par la majorité fédérale en matière de sécurité sociale depuis le début de la législature ont de lourdes conséquences. Le nombre de Belges en situation de risque de pauvreté ne fait qu’augmenter. Un enfant sur cinq est aujourd’hui dans le cas, avec des conséquences énormes sur son futur et celui de la société. N’importe quel Gouvernement ferait de la lutte contre ce phénomène une vraie priorité. Mais pas la majorité fédérale, manifestement », constate, dépité, le député Ecolo Georges Gilkinet.

Cette promesse programmatique de la majorité fédérale constituait pourtant le mince espoir d’une amélioration de la vie quotidienne de centaines de milliers de Belges, quelle que soit leur région d’origine. C’est un nouvelle promesse déçue à la suite de cette annonce de Zuhal Demir, alors que les mêmes Belges ont été lourdement mis à contribution par les décisions précédentes de la majorité.

« Tant d’un point de vue sociétal que d’un point de vue économique, assurer la cohésion sociale et offrir à chacune et à chacun un niveau de vie digne, cela doit être la priorité. La majorité fédérale se montre incapable de rééquilibrer l’impôt entre revenus du travail et du capital, de lutter contre la criminalité financière, de favoriser la création d’emplois de qualité , c’est pourtant ça l’alternative et la voie à suivre. Son seul projet, c’est l’austérité, laissant croire qu’elle est une des conditions pour que ça aille mieux demain. Mais c’est aujourd’hui que ces personnes ont besoin des revenus suffisants pour se loger, se nourrir, se loger et assurer l’éducation de leur enfants », conclut le député Ecolo.

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