Les journaux Le Soir et De Tijd révèlent ce matin que la Société Belge d’Investissement (SBI), détenue à 64 % par l’État fédéral, investit dans une société située aux Îles Vierges… sans que ça n’ait jamais été inscrit dans son bilan annuel. Pour les écologistes, il s’agit d’un nouvelle illustration de l’inconséquence des autorités publiques en matière de lutte contre la fraude, qui nécessite l’audition rapide devant le Parlement du Ministre des Finances, des dirigeants de la SFPI ainsi que du président de la SBI, Jean-Claude Fontinoy.

« Comment ce Gouvernement fédéral veut-il être crédible dans la lutte contre la fraude fiscale si l’Etat belge investit lui-même dans des paradis fiscaux ? » s’interroge le député fédéral Ecolo Georges Gilkinet. « Il devrait commencer par montrer l’exemple en étant irréprochable dans ses investissements. Ce nouveau dossier illustre que c’est loin d’être le cas et qu’il y a une différence flagrante entre les actes et les discours. »

Ce mardi, le groupe Ecolo-Groen a écrit au président de la Chambre pour rouvrir les travaux de la Commission spéciale #PanamaPapers, investiguer les nouvelles révélations des #ParadisePapers et pouvoir amender les recommandations au Gouvernement en matière de lutte contre la fraude. Les écologistes ont complété ce matin leur demande en réclamant des auditions urgentes relatives à la présence de la SBI dans les Îles Vierges.

« Il faut en finir avec l’hypocrisie. D’un côté, les membres de la majorité prétendent, la main sur le cœur, que la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale figure dans leurs priorités ; mais en même temps, ils tardent à mettre en œuvre les réformes nécessaires, quand ils ne sont pas eux-mêmes complices de montages problématiques. Le Ministre des Finances, la direction de la SFPI et le président de la SBI doivent donner sans tarder au Parlement des explications. Et des mesures devront suivre pour mettre fin à ce type de pratiques fiscalement inciviques, » conclut Georges Gilkinet !

Share This