Ce matin, le Ministre des Finances réaffirme l’intention du Gouvernement fédéral d’une entrée en bourse de Belfius dans le début de l’année 2018. Et il couple cette annonce avec l’engagement de trouver – enfin – une solution au dossier Arco, sans toutefois préciser de quelle façon elle respecterait les règles européennes auxquelles se heurte ce dossier depuis déjà quelques années. Pour les écologistes, en privatisant Belfius, la majorité fédérale commettrait la double erreur de se priver de la maîtrise d’un outil essentiel au redéploiement de notre économie et de retomber dans les travers qui ont conduit à la crise financière de 2009 !

« Suite à la crise financière, l’État belge, et donc les citoyens, sont venus au secours de Dexia, à renfort de milliards d’euros. Belfius a été créée. Des efforts énormes ont été demandés à ses travailleurs. C’est aujourd’hui une banque utile et profitable, dont on confierait les clés à des investisseurs privés, plutôt que d’en tenir le gouvernail. C’est comme si la majorité fédérale n’avait retenu aucune leçon de la crise financière et de ses conséquences sur l’État fédéral », analyse Georges Gilkinet, député fédéral.

Pour les écologistes, il y a place, dans le paysage bancaire belge, pour une banque publique, au fonctionnement différent, au service des collectivités locales, du secteur associatif, des PME et des indépendants et aussi de la transition de notre économie vers un modèle plus respectueux de la planète.

« Notre pays a surtout besoin d’investissements pour demain et Belfius pourrait constituer l’outil idéal du plan de redéploiement annoncé. A l’image d’autres pays, comme l’Allemagne, l’État belge pourrait décider de s’appuyer sur cette banque qui est aujourd’hui à 100 % dans ses mains, en en faisant cette banque d’investissement dont notre économie a besoin. Mais plutôt que de développer une vision d’avenir, le Gouvernement Michel préfère manifestement les gains de court terme. Quel gâchis ! », dénonce Georges Gilkinet.

Les écologistes continueront à plaider pour ce modèle dans le cadre des discussions futures, tout en demandant des engagements fermes sur la résolution du dossier Arco, dont rien n’indique aujourd’hui qu’il pourra, davantage que par le passé, répondre aux attentes des milliers de coopérateurs victimes de la crise financière et du laisser-aller qui a conduit Dexia à la faillite.

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