Pour Ecolo, le Gouvernement fédéral prévoit des moyens insuffisants et des conditions trop excluantes pour la prise en compte de la pénibilité des carrières dans le calcul de la pension. « Au regard de la réalité vécue par de nombreux travailleurs, notamment les enseignants, le personnel soignant et les travailleurs manuels, les dispositions annoncées par le Ministre Bacquelaine sont totalement insatisfaisantes », dénoncent les députés verts Barbara Trachte et Georges Gilkinet, qui soutiennent l’action symbolique des enseignants de la Fédération Wallonie-Bruxelles ce 1er février.

Plutôt que de consacrer les moyens nécessaires au phénomène de l’augmentation de la durée de vie (et donc du coût des pensions), c’est encore et toujours la logique budgétaire et la recherche d’économies linéaires qui ont guidé le Gouvernement Fédéral. En effet, avec cette réforme, le Gouvernement Fédéral compte réaliser une nouvelle économie de 2,5 milliards d’euros sur le dos des travailleurs exerçant les fonctions les plus pénibles, parmi lesquels notamment les enseignants.

A nouveau, ce sont donc les travailleurs, en l’occurrence ceux de la fonction publique et notamment les enseignants, qui vont être victimes de ce projet de loi et voir leurs conditions d’accès à la pension et de revenus fortement dégradées. Et comme trop souvent en matière de pensions, ce sont les femmes, qui sont largement majoritaires dans l’enseignement, qui seront victimes de cette mesure, pourtant présentée comme positive.

« La grève symbolique de ce 1er février est totalement légitime ! Nous demandons des engagements beaucoup plus clairs sur la préservation de l’attractivité de la fonction d’enseignant, essentielle pour construire l’avenir de notre société », poursuivent les députés écologistes.

Malgré les propos faussement rassurants du MR, des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses seront pénalisé.e.s par cette réforme si elle aboutit. Les représentants des travailleurs ont mis sur la table un système de prise en compte de la pénibilité des métiers. Celui-ci a été rejeté, tant par les représentants des employeurs que par le Gouvernement. Il s’agit pourtant là d’une manière juste de moderniser notre système de pension.

« Les écologiste sont et seront aux côtés de tous les enseignants ainsi que de tous ceux qui exercent un métier dit pénible. Nous continuerons à interpeller le Ministre des Pensions à ce sujet et mettrons sur la table des alternatives solides pour préserver l’école », concluent Brabara Trachte et Georges Gilkinet.

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