Pour Ecolo, l’ajustement budgétaire du Gouvernement Fédéral n’est qu’un nouveau ravalement de façade peu crédible et qui, pas plus que les exercices précédents, ne répond aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux urgents qui se présentent à la Belgique et au reste de l’Europe.

« Ce contrôle budgétaire ne prévoit rien pour mettre un œuvre le Pacte énergétique dont nous avons besoin, alors qu’on attend depuis des mois des décisions et la clarté en la matière. Rien non plus sur la définition des métiers lourds qui est essentielle pour l’avenir de notre système de pension. C’est une très mauvaise habitude du Gouvernement fédéral de reporter à plus tard les arbitrages et les décisions qui doivent préparer l’avenir », analyse Georges Gilkinet.

Alors que cette majorité s’était présentée comme celle qui allait diminuer fortement le déficit public, justifiant par là les mesures d’austérité qu’elle a fait subir à la population belge, Ecolo constate que le gouffre budgétaire est toujours aussi grand et le budget aussi peu sérieux, quoi qu’essaye de faire croire le Gouvernement Michel.

« On assiste avec ce contrôle budgétaire à l’utilisation des artifices classiques. D’une part, une correction de la comptabilisation des effets du Tax Shift qui diminue, comme par magie, un tiers de l’effort budgétaire. D’autre part, la classique réestimation des futures recettes fiscales, peu crédible au vu des précédents échecs retentissants en matière de prévision budgétaire du Ministre Van Overtveldt », souligne encore le député Ecolo.

Parmi les mesures annoncées, Ecolo souligne néanmoins positivement, et sous réserve d’une analyse plus approfondie, celles relatives à la prise en compte de la double cohorte de médecins qui seront diplômés en 2018, à la correction des mesures de la réforme de l’Impôt des Sociétés qui frappaient durement les PME ainsi que l’annonce de nouveaux moyens pour la Justice, un des nombreux enfants pauvres de cette majorité fédérale.

« Cela n’enlève néanmoins rien à notre analyse. Le Gouvernement fédéral reporte à plus tard des mesures pourtant urgentes et nécessaires, notamment en matière énergétique, et tente de présenter, grâce à des artifices, une situation budgétaire meilleure qu’elle ne l’est. Il est décidément temps changer de cap et de passer à autre chose », conclut Georges Gilkinet.

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