Lors d’une rencontre avec le Président de la Chambre, Sigfried Bracke, en préparation de la discussion de ce mercredi relative à l’organisation des travaux de la Chambre, les deux chefs de groupe Ecolo-Groen ont une nouvelle fois insisté sur le fait que le Parlement devait continuer de travailler sur des dossiers importants et urgents, notamment en matière de climat et de justice sociale.

Plus particulièrement, les écologistes défendront demain le principe d’avancées en matière énergétique, notamment une diminution de la facture pour les bas et moyens revenus, ainsi que l’adoption des mesures nécessaires à la sortie du nucléaire. Ils réclameront par contre l’abandon du projet d’une dégressivité accélérée des allocations de chômage.

“En matière énergétique, nous voyons vraiment des possibilités de collaboration. Il y a non seulement la question pendante du soutien aux centrales au gaz et celle des provisions nucléaires, qui pèse des milliards d’euros. La possibilité de trouver une solution juste et efficace en matière d’accessibilité à l’énergie existe également. Il est crucial pour nous que les mesures qui seront prises soient dirigées vers les personnes qui en ont le plus besoin. Il serait positif que le Parlement puisse avancer sur le sujet, malgré la situation particulière que nous vivons”, explique Georges Gilkinet, chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre.

“Nous avons aussi expliqué clairement au Président Bracke qu’il était hors de question pour nous que le Parlement puisse décider de la dégressivité accélérée des allocations de chômage. D’une part, un Gouvernement en affaires courantes ne peut en effet pas adopter un arrêté royal en ce sens ; d’autre part, la mesure serait aussi injuste qu’inefficace, faisant porter symboliquement la charge de la crise sur les plus fragiles, les éloignant de l’emploi plutôt que de les en rapprocher et les poussant au contraire vers la pauvreté. Nous espérons que le CD&V et le MR reviendront sur leur mauvaises intentions en la matière”, poursuit Georges Gilkinet.

Enfin, les écologistes ont insisté sur le fait que le droit de contrôle du Parlement ne soit pas affaibli pendant cette périodes d’affaires courantes. Il y a en effet eu plusieurs discussions à ce sujet à la Chambre au cours des derniers jours. “Par exemple, la NVA ne veut plus poser de questions d’actualité ou voter de résolution. Cette mise en chômage technique du Parlement n’est pour nous pas une option. Il faut tout au contraire, en cette période d’affaires courantes, renforcer la capacité de contrôle du Parlement sur le Gouvernement. C’est la mission que nous voulons pouvoir assumer jusqu’au bout”, conclut Georges Gilkinet.

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