Le Gouvernement fédéral a encore quelques devoirs à accomplir avant les élections du 26 mai. L’un d’entre eux est l’adoption de sa propre liste des articles de la Constitution qui seraient révisables lors de la prochaine législature. Cela fait déjà quelques semaines que la Chambre et le Sénat ont réalisé leur propre sélection, ouvrant ainsi la porte à des réformes ambitieuses en matière de climat, de renforcement des droits fondamentaux ou de renouvellement de la démocratie. Les écologistes attendent du Gouvernement fédéral, et de Charles Michel en particulier, qu’il respecte et appuie cette ambition.

« Les écologistes du Nord et du Sud du pays ont joué leur rôle au niveau parlementaire pour permettre l’adoption d’une liste d’articles à réviser qui évite de nouveaux débats communautaires improductifs et qui ouvre la porte à des réformes utiles pour l’avenir. La première d’entre elles étant évidemment l’adoption d’une loi climat, après révision de l’article 7 bis de la Constitution », commente Georges Gilkinet, chef de groupe Ecolo à la Chambre.

« Nous souhaitons également permettre davantage de participation, via le droit d’initiative citoyenne, réformer notre système démocratique, avec par exemple une circonscription fédérale unique, et ancrer dans notre loi fondamentale des droits et principes essentiels, comme l’interdiction de l’enfermement d’enfants. Qu’attendent donc Charles Michel et son Gouvernement pour publier leur propre liste d’articles ? » s’interroge Georges Gilkinet.

Pour rappel, les articles à réviser seront ceux sélectionnés à la fois par la Chambre, par le Sénat et par le Gouvernement. La balle est dès lors dans le camp du Gouvernement fédéral.

« La liste du Gouvernement, qui n’est pourtant plus paralysé par la N-VA, se fait toujours attendre. Or, il s’agit de prendre des décisions claires et tournées vers l’avenir, pour un projet positif et ambitieux. Les citoyens sont fatigués des querelles politiciennes et des débats communautaires. Ils attendent du monde politique des réformes justes et une amélioration de notre système politique. Parlement et Sénat ont montré la voie sous l’impulsion des écologistes, c’est à présent au Gouvernement de faire son boulot. Refuser au prochain Parlement la possibilité de dépoussiérer la Constitution serait une faute politique majeure de la part de Charles Michel », conclut Georges Gilkinet.

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